Le Petit Brocoli Illustré

madeleines parmesan, truffe noire et noisettes

Et hop, encore une petite perversion franco-italienne :-) ) Bosse mise à part (c’est simple, avec cette recette vos madeleines ne feront pas de bosse du tout:-), j’ai vraiment bien aimé ces petits bouchées salées, tendres à l’intérieur et croquantes dehors, parfumées de quelques uns des meilleurs ingédients qu’offre le terroir italien. Pour rendre précieux meme le plus improvisé des apéros…

pour une quinzaine de madeleines salées
farine 120g
parmesan rapé 50g
farine de noisettes torréfiées 30g
beurre100g
huile d’olive aromatisée à la truffe noire 20g
oeufs2
sel une pointe
poivremoulu
poudre à lever 1 càc

Fouetter les oeufs avec le parmesan. Ajouter la farine tamisée avec la levure, la farine de noisette, puis le beurre fondu, l’huile de truffes et une pincée de poivre. Mélanger de manière à obtenir un appareil homogène et remplir des moules à madeleine à ras bord. Cuire au four à 180° pendant 15-20 minutes ou jusqu’à ce que vos madeleines seront dorées. Laisser refroidir sur une grille avant de servir. Pour acheter une grille, surfez sur starcooks24.de.

Petits roulés de bresaola, ricotta et pesto

SosBouffe pour découvrir les bases de la cuisine végétarienne avec des recettes végétariennes bio, simples, économiques et délicieuses.

Bon, beh c’est l’automne: la petite fièvre de début d’hiver et la tramontane sont là pour le prouver. Ceci dit c’est pas encore vraiment le moment de commencer à penser pot au feu et gratins fumants et pour les derners rayons de soleil une belle salade bien nourrissante est un bon compromis.
Et donc bresaola, une salaison pas trop grasse (originellement c’est du cheval mais désormais on n’en trouve presque que d’origine bovine, heureusement), ricotta fraiche (la ricotta, bien qu’onctueuse à souhait, est plutot diététique pour etre un fromage - en fait ce n’est meme pas un fromage mais un produit laitier - un latticcino - extrait du lait après que celui ci ait déjà caillé une pemière fois pour donner le fromage) aromatisée de pesto maison, le tout sur un petit lit dodu de roquette parsemé d’un peu de pignons grillés. Pas mal non, comme début d’hiver??

pour 2
bresaola 10 tranches
ricotta fraiche 200g
pesto maison 3 càs
pignons 30g
roquette 100g
parmesan en coppeaux 4càs
huile d’olive et vinaigre balsamique

Mélanger la ricotta fraiche avec le pesto, saler et poivrer. Déposer une cueillerées de cette farce sur chaque tranche de bresaola et l’enrouler.
Distribuer la roquette sur les plats, saler et poivrer légèrement. Faire griller les pignons dans une poele anti adhésive. Distribuer les petits rouleaux de bresaola sur la salade, ajouter les pignons dorés, les coppeaux de parmesan, finir avec un filet d’huile et une ou deux gouttes de vinaigre balsamique.

Plumcake potiron et noisettes siciliennes

Depuis quelques jours on dirait que c’est la sagra della zucca dans ma cuisine. Les sagre sont ces fetes de villages tipiquement italiennes généralement dédiées à l’un ou l’autre ingrédient, on en trouve de tous les genres, de la saucisse au fromage pecorino en passant par la pizza, les pommes, les noix, bref chaque coin dédie une fete annuelle à ce qui est le plus typique du lieu (en gros, comme dirait mon mari: chacun prépare une spécialité et puis, comme toujours en Italie, tout ça finit à table :-) ). Bref, mon frigo est donc plein de potiron frais, de purée de potiron, de restes de soupe de potiron et j’en passe. Tout de meme, le potiron, c’est dingue, plus on le cuisine et plus on se fait venir des idées gourmandes. Et le plus fou c’est que ça me prend pratiquement chaque année.
Soit, dans une tentative désespérée de diminuer au moins mon stoc de purée - j’avais aussi, accessoirement, envie d’un plumcake pour le petit déjeuner - j’ai préparé quelque chose à mi-chemin entre le cake de Cléa et celui de Mercotte. J’ai donc pu recycler ma purée de potiron, mais aussi ma farine de noisettes torrifiées, un produit sicilien (découvert justement dans une petite sagra della nocciola) et dont je ne cesserai de chanter les louanges tellement elle est parfumée et excellente (si ca vous intéresse, je l’avais déjà utilisée ici et le site du producteur se trouve par là) plus une petite touche de cardamome juste pour souligner le gout de la noisette. Le résultat à fait ma bonne humeur aujourd’hui dès le petit matin :-)

purée de potiron 200g
farine175g
sucre de canne 90g
oeufs2
huile d’olive 10cl
farine de noisette torrifiées 50g
poudre d’amandes 50g
poudre à lever 2 càc
cardamome en poudre 1/2 càc
seluna pointe

Battre les oeufs avec l’huile et le sucre. Ajouter la purée de potiron, les amandes et les noisette et enfin la farine, la poudre à lever, le sel et la cardamome. Mélanger pour obtenir une pate omogène et verser le tout dans un moule à plum cake reveti de papier de cuisson. Enfourner à 180° pendant environ 45 minutes.

Cherche bonnes adresses parisiennes désespérément!

J’ai besoin de vous! Je passerai bientot un mois à Paris, et évidemment j’ai la ferme intention de faire le plein de shopping, de saveurs et de tout ce qu’à Rome on ne trouve pas. Et puisque j’aime bien n’en faire qu’à ma tete, j’ai pensé mijoter mon guide perso rien qu’à moi. Et c’est là que vous intervenez! Raccontez-moi votre baguette préférée, vos épiceries, vos fournisseurs de matos de patisserie (mercooooootte!! je veux ta pate de pistaches!! :-) , bref tout ce qui de près ou de loin constitue un coup de foudre de fana, laissez-le dans les comment (nom + description + adresse), je reprendrai le tout dans un petit post adhoc et aussi dans mon moleskine tout neuf qui n’attend que vos bon conseils. Et je sens que tout ça sera bien utile, à moi et à plus d’un futur italiote en goguette à Paris!

Vos comment, dans la langue de votre choix :-D , ici!… Merci!!

Cannelés bordelais à la grappa

De la série ‘je ne peux pas suivre une recette sans la pervertir’… voici le cannelés bordelais… à la grappa!
J’en profite pour remercier Peggy du fond du coeur pour m’avoir fait lieu de ’sos moules à cannelés’ (livraison maison incluse!), et puis évidemment aussi pour sa recette que j’ai suivie de manière - presque - rigoureuse. (au prochain coup j’essaye quand meme avec le rhum mais une belle grappa bien parfumée ça marche très bien aussi, j’vous jure :-)
La recette originale se trouve ici.

Il panino con la porchetta


Ca faisait un bail que, outre les recettes, j’avais envie de vous faire part, de temps en temps, de petites icones italiennes qui se mangent... Et donc voilà la première page d’une petite rubrique toute nouvelle, dédiée au panino con la porchetta. Un en-cas rustique et nourissant (ah ça oui, ça nourrit son homme, la porchetta :-) ) qui nous vient du Sud de Rome, de la zone des Castelli Romani, un ensemble de petites villes et villages haut perchés et dont fait partie Castelgandolfo, la residence estive du Pape. C’est la petite ville d’Ariccia qui est la plus connue pour sa porchetta, n’empèche que c’est une charcuterie qu’on trouve dans toute la région (meme dans les supermarchés romains, mais la version sandwich est typique des petites baraques garées au bord de la route ou des fetes de quartier. Je devrais ajouter que la porchetta est également préparée dans d’autres régions, en Toscane par exemple, cependant les romains tendant à la considérer comme leur apanage… J’en viens à l’essentiel: qu’est-ce que c’est que donc cette porchetta? (prononcer ‘porkètta’) C’est un cochon de lait entier, désossé puis tartiné de romarin, ail, sel et poivre pilés au mortier puis enroule et ficelé de manière a former un gros saucisson, cuit lentement pendant plusieurs heures. (en entier, ca donne plus ou moins ceci ). Bref, c’est le genre de recette à ne pas faire chez soi mais, achetée dans les bons endroits, la porchetta peut etre vraiment délicieuse, avec sa chaire tendre et parfumée et sa peau croquante. Noter aussi, outre la belle toile cirée en dessous de la proie (c’est celle d’un petit café dans le port de Fiumicino) le pain du panino: il s’agit d’une rosetta, le petit pain tipique de rome (un peu comme le pistolet est tipique pour les belges), presque sans mie mais avec une croute fine et croquante elle aussi.

Marcello est parmi nous…

Vue dans une petite trattoria de quartier (Garbatella, très in pour ces petites maisons populaires début XIXème), juste à la place où je me suis installée, mon regard ne tombe-t-il pas sur cette petite plaque, vissée à la table: A cette table Marcello Mastroianni a probablement mangé des spaghetti cacio & pepe‘. A part que s’il y a sur terre un acteur dont j’aurais pu devenir férocement groupie, c’est bien du beau et ténébreux Marcello de La Dolce Vita, noter le probablement qui change tout. (Nous avons sondé auprès du serveur mais pas moyen de comprendre s’il s’agit de documentation historique ou plutot d’une bonne dose d’humour bien placée… Ceci dit, fallait bien qu’ils mangent aussi les acteurs donc pourquoi pas… Bref, le mystère demeure. N’empèche qu’une simple petite mot du genre en fait venir des idées et des images dans la tete :-) ) (au prochain épisode: le resto populaire où Pasolini a diné avant d’etre assassiné)

Petits pains toscans au romarin et raisins secs

Il s’agit d’une recette tipiquement toscane, traditionelle notemment de la zone du Mugello. Il faut savoir qu’en Toscane le pain est généralement préparé sans sel, certains disent qu’il s’agit là d’une habitude due au fait que les charcuteries toscanes sont déjà pas mal salées en soi, selon d’autres l’absence de sel est simplement à chercher dans difficulté de trouver et d’acquérir le sel, denrée préscieuse des temps lointains. Quoi qu’il en soit, il s’agit bien d’une recette salée (dans la mesure où ces petits pains sont délicieux avec les charcuteries locales, minces tranches de lard Arnad/Colonnato ou avec un petit bout de pecorino toscan), mais en effet, point de sel dans la recette.

Panini al ramerino

pate à pain levée 400g
huile d’olive 4 càs
farine
romarin frais 1 branche
raisins secs 2 càs

Déposer la pate à pain sur le plan de travail, former un petit puit au centre. Dans un poelon chauffer très douvement l’huile d’olive avec les feuilles de romarin. Lorsque l’huile est chaude, éteindre et laisser en infusion pendant 10 minutes. Filtrer l’huile et la verser sur la pate de pain. Pétrire en ajoutant juste ce qu’il faut de farine pour que la pate ne colle pas. Laisser lever pendant une heure. Couvrir le raisin sec d’eau tiède, laisser reposer pendant 10 minutes et égoutter. Ajouter les raisons à la pate, pétrir rapidement et, avec des mains légèrement huilées, former le petits pains. Laisser lever à nouveau pendant 30 minutes et cuire à 190° pendant une quinzaine de minutes.

Beignets prosciutto e Asiago
et oignons caramelisés au vinaigre balsamique

C’est un peu une longue histoire mais pour diverses raisons je me suis entichée de devoir participer au Donna Hay Day (mon post original, en anglais, se trouve ici), une manifestation mensuelle qui part de la foodblogosphère australienne et qui célèbre leur auteur de recettes plus connue. En gros, j’ai plusieurs livres de Donna et je l’adore, donc je me suis dit que c’était une bonne occase pour revisiter une petite recette de fritter (je ne sais meme pas comment les appeler en français… beignets???). Il s’agit d’un mode de cuisson et d’un type de recette que je n’avais jamais faite auparavant - parait-il que dans certaines parties du monde on en raffole au point de les servir aux trois repas de la journée… Après avoir essayé je dois dire que je comprends le pourquoi de tant d’enthousiasme :-) )

Prosciutto and asiago cheese fritters with balsamico onions.

les fritters:
farine 200g
levure chimiue 2 càc
oeufs 3
lait 1,8 dl
asiago (jeune) 50g
beurre, fondu 85g
jambon de Parme 5 tranches fines
basilic frais, haché3 càs
sel et poivre

pour les oignons au vinaigre balsamique:
oignons rouges 4
vinaigre balsamique pas cher 10cl
bouillon de poule 20cl
thym frais 2 càs
sucre de canne 2 càs
huile d’olive

Tamiser la farine avec la levure. Battre les oeufs avec le lait et incorporer la farine. Ajouter le fromage rapé et le jambon coupé en fines lanières, puis le basilis, sel et poivre. Chauffer une goutte d’huile dans une poele antiadhérante et faire cuire les fritters, 2-3 càs à la fois, pendant 3 minutes de chaque coté à feu modéré. Pour les oignons: faire chauffer un poelon avec une lichée d’huile d’olive, ajouter les oignons tranchés, le vinaigre, le bouillon, le thym et le sucre, couvrir et laisser cuire à feu doux pendant une petite demi-heure. Servir les fritters avec de la roquette et les oignons.