
Cette fois je vous emmène en Calabre, plus précisément en Sila, une chaine montagneuse qui se trouve à coté de Cosenza (si la calabre prend toute la pointe de la botte, cette zone-ci se trouve au nord-ouest). En realité notre villégiature calabraise se trouve à l’est, sur la mer ionienne (à Sibari, una ancienne colonie grecque), mais quand je peux je viens jusqu’ici, à Camigliatello, à faire mon marché car, comme partout, en montagne on trouve encore une longue série de produits artisanaux, traditionnels, au bon gout d’autrefois…

A commencer par le pain… Ce que cette dame tient dans le panier ce sont des ciambelle fritte, des anneaux de pate à pizza frits, une gourmandise qui a mon mari rappelle l’enfance. Moi je me contente de les déguster, chauds et croquants (on les mange tels quels, légèrment salés ou meme saupoudrés de sucre), un régal.


Puis on trouve toute une gamme de taralli (au saindoux!), des anneaux de pain, secs et souvent aromatisés aux graines de fenouil. Autre spécialité du lieu est le pain aux chataignes (farine et morceaux de chataignes). Vu qu’on y était, et que c’était l’heure de midi, on a demandé à une gentille dame de nous confectionner deux panini, avec un peu de sopressata, un saucisson piquant et plat, tipique de toute la calabre.

Rayon fromages…. voici les ricotta sèchées qu’on utilise, rapé, sur les pates (la version fumée est pareille mais de couleur nettement plus foncée et un peu plus rabougrie aussi. En montagne les fromages se font principalement à base de lait de brebis (pecorino), et sont généralement agés. Etant donné qu’on est en Calabre, et qu’en Calabre le peproncino est roi, les fromages aussu tendent à se teinter de mouchetures rouges dues au piment sec que l’on y ajoute.


La giuncata, qui prend son nom du petit panier de joncs dans lequel on fait égoutter ce fromage frais et dont il prend la forme et l’empreinte. Ressemble un peu à une ricotta, mais en plus ferme (parce qu’on le fait égoutter plus longtemps). Un autre fromage de la zone super-célèbre est le caciocavallo dont je n’ai pas pris de fotos, en forme de grosse poire et dont la consistence est assez similaire à celle du provolone, un fromage plutot doux, super bon tranché puis grillé.

Un autre must calabrais: la cipolla di Tropea, c’est un oignon rouge au gout goux, parfait pour relever, cru, les salades estives, avec une bonne pincée d’origan séché de la montagne (si vous avez l’occasion achetez-en, je vous jure que ça n’a rien à voir avec l’origan ducros
)



Coté fruits, à coté des incontournables figues (j’en ai plein le jardin, mais c’est pas encore la saison), on trouve pas mal de gelsi, un petit fruit blanc ou rouge dont j’ignore le nom en français, et dnt la consistence ressemble un peu à celle des fruits rouges, en moins sucré… Autre roi de la Sila c’est la cèpe, là non plus c’est pas la saison mais dè qu’arrive l’automne les rues se peuplent de petits vendeurs munis de caisses de magnifiques cèpes des bois. En attendant on trouve la version séchée, littéralement, à tous les coins de rue. Dans les meme bois, l’été, c’est la chasse aux fraises des bois, vendues telles quelles ou dans de petites bouteilles de liqueur artisanale.

Enfin, le prosciutto, incontournable lui aussi, celui de la montagne a en général plus de caractère, de force, rien à voir donc avec Parma & co mais une saveur forte et authentique, parfait pour le panino ou dans l’antipasto avec quelques olives et tomates séchées.